Mettre à jour Apollia
Apollia se met à jour depuis les versions publiées sur GitHub. Deux chemins, un par surface. Aucun des deux ne touche à vos données.
Quelles installations savent se mettre à jour
Toutes les installations n'ont pas de chemin de mise à jour, et savoir laquelle est la vôtre évite une recherche.
- L'application de bureau se met à jour depuis le
.dmgmacOS, l'.AppImageLinux et les installeurs Windows. Un.debLinux n'a pas de mise à jour intégrée : Tauri remplace une AppImage sur place et n'a pas d'équivalent pour un paquet, donc réinstallez le.debplus récent à la main. - Une installation faite depuis un ancien installeur
-cudase met à jour comme les autres, vers l'installeur unique de son système ; un-cuda.debse remplace à la main par le.deb. Cet installeur ne porte plus le moteur pour les cartes NVIDIA : après la mise à jour, l'écran IA le propose, Accélérer avec votre carte NVIDIA, et un clic le ramène. - La ligne de commande se met à jour sur quatre couples : macOS Apple Silicon, Linux x86_64, Linux aarch64 et Windows x86_64. macOS Intel n'a aucune archive publiée, et la commande le dit au lieu de deviner un nom de fichier.
- Une installation Vulkan se met à jour depuis l'archive CPU de la même
plateforme. C'est délibéré : le binaire
apollia-osest identique entre les variantes de moteur d'une même plateforme, et la commande ne remplace que ce binaire.
Depuis l'application
Réglages > Général s'ouvre sur le bloc Mise à jour de l'application : la version installée, le panneau de mise à jour et le Canal de mise à jour, Stable ou Préversion.
- Cliquez sur Vérifier les mises à jour. Apollia lit le manifeste de mise à jour attaché à la dernière version publiée et compare sa version à la vôtre.
- Si une version plus récente existe, le panneau affiche son numéro, et sous Nouveautés les notes de cette version quand la publication en porte. Sinon, ce qu'apporte cette version est sur la page de publication.
- Cliquez sur Installer et relancer. Une barre de progression suit le téléchargement.
- Une fois l'installation terminée, Apollia se ferme et se rouvre sur la nouvelle version.
Depuis la ligne de commande
apollia-os update --check # regarde s'il y a du neuf, sans rien installer
apollia-os update # télécharge, vérifie, remplace
La seconde commande demande une confirmation, [y/N], avant de télécharger quoi
que ce soit. Passez --yes pour y répondre d'avance, dans un script par exemple.
La mise à jour se déroule en trois temps, et chacun peut échouer sans conséquence :
- l'archive de release de votre plateforme (nommée par le contrat de bundle,
apollia-os-<preset>.tar.gzou.zip) est téléchargée dans un répertoire temporaire ; - sa somme de contrôle SHA256 est vérifiée. En cas d'écart, l'opération s'arrête sans toucher au binaire en place ;
- le binaire
apollia-osest extrait de l'archive et mis à la place de celui qui tourne. Le Python et les runners embarqués de votre installation restent tels quels.
Un verrou empêche deux mises à jour simultanées.
Ce qui arrive à vos données
Rien n'est supprimé. La mise à jour remplace un exécutable, pas votre
répertoire ~/.apollia. Vos sessions, sources, agents, mémoire, journal
d'audit et apollia.toml sont conservés. Une nouvelle version peut migrer les
bases de ce répertoire à son premier démarrage, comme le fait la 0.3.0.
Un point à connaître avant de mettre à jour un poste que vous ne pourrez pas
réinstaller facilement : il n'existe pas de chemin de retour arrière.
apollia-os update ne prend pas de version cible, il installe la plus récente,
et rien n'est prévu pour réinstaller la précédente ni pour ramener vos bases à un
état antérieur. Une fois que la 0.3.0 les a migrées, la 0.2.0 refuse d'ouvrir
une base dont le schéma est plus récent que le sien.
Si vous voulez pouvoir revenir en arrière, copiez ~/.apollia avant la mise à
jour :
cp -R ~/.apollia ~/.apollia.backup-$(date +%F)
Sur Windows :
Copy-Item -Recurse "$env:USERPROFILE\.apollia" "$env:USERPROFILE\.apollia.backup"
Depuis la 0.2.0-preview
Les installeurs et l'application installée gardent le nom Apollia OS : la 0.3.0
met donc à jour sur place une installation 0.2.0 au lieu de s'installer à côté ;
la fenêtre et l'interface disent Apollia Desktop. Une installation faite depuis
un ancien installeur -cuda est amenée à l'installeur standard de son système,
et l'écran IA propose ensuite le moteur accéléré NVIDIA. Copiez d'abord
~/.apollia, comme ci-dessus, si vous risquez de revenir à la 0.2.0.
À son premier démarrage, la 0.3.0 convertit ce que la 0.2.0 a laissé, et quelques points demandent un geste de votre part :
- Fournisseurs cloud. Les backends cloud Anthropic, Mistral et OpenAI sont supprimés, et le modèle par défaut passe au moteur local quand il y en a un. Un serveur que vous exploitez vous-même est conservé. Pour continuer à joindre un modèle hébergé, placez devant lui une passerelle que vous exploitez (LiteLLM, par exemple) et déclarez son adresse dans l'écran IA, comme dans Connecter un modèle distant.
- Projets. Chaque projet devient des sources regroupées sous son nom, son
dossier de travail une connexion de dossier accordée à aucun agent, et ses
conversations gardent leur agent. Ce qui n'a pas pu être importé est listé
dans un rapport, affiché une fois dans l'application et lisible avec
apollia-os source report. Accordez les dossiers importés aux agents qui en ont besoin, sur leur fiche. Voir Ce que sont devenus les projets. - Opérateur et Builder. Ils sont remplacés par un seul interrupteur, le mode développeur, dans Réglages > Développeur, désactivé par défaut. Un ancien choix Builder l'active.
- Dossiers. Un agent sans dossier accordé n'atteint plus votre dossier personnel. Accordez-lui une connexion de dossier, en lecture ou en écriture, sur sa fiche.
- Consentements permanents. Les règles limitées à un projet ou à une session sont converties une fois et journalisées ; une autorisation permanente sur un exécuteur de code, ou sur un outil de famille inconnue, est retirée et sera demandée à nouveau.
- Agents écrits en Python. Un agent ne s'écrit plus en Python : un agent qui l'était se réécrit en paquet, sa mission et ses accès comme une fiche, son code comme des outils et des workflows.
- Configuration. Seul
~/.apollia/apollia.tomlest lu. Un fichier laissé dans le répertoire de travail ou sous~/.config/apolliaest ignoré, etapollia-os doctorle nomme avec la commande qui le déplace. Les clés que la 0.3.0 a retirées se chargent encore, avec un avertissement, et ne font rien.
Si ça ne marche pas
- « SHA256 mismatch » : le téléchargement a été corrompu ou interrompu. Relancez. Votre binaire en place n'a pas été modifié.
- Le remplacement échoue sous Windows. La ligne de commande remplace l'exécutable depuis lequel elle tourne elle-même, et Windows refuse d'écraser un fichier tenu ouvert par un processus en cours. Fermer l'application de bureau n'y change rien, le verrou étant tenu par la commande de mise à jour. Sous Windows, prenez plutôt l'installeur plus récent sur la page de publication.
- « no release has been published yet », ou rien de proposé alors que vous voyez une version sur GitHub : les deux chemins lisent la dernière version publiée, ce qui écarte les brouillons et les préversions. Une version encore en brouillon, ou marquée préversion, leur est invisible tant qu'elle n'est pas publiée pour de bon. Dans l'application, le canal de mise à jour Préversion reçoit aussi les versions d'essai.
- Rien de neuf n'est proposé alors qu'une version publiée existe : l'artefact
de votre plateforme n'est peut-être pas attaché à cette version. Regardez la
page de publication,
https://github.com/Apollia-OS/apollia-os/releases, et installez à la main si besoin.