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Installer Apollia Desktop

Ce guide s'adresse aux personnes qui souhaitent utiliser Apollia Desktop, l'application de bureau, comme n'importe quelle autre : télécharger un installeur, l'installer, puis la lancer. Pas de compilateur, pas de ligne de commande, pas de récupération des sources. Si vous préférez compiler depuis les sources ou utiliser le runtime en ligne de commande, suivez Installer et exécuter le runtime.

Apollia est local-first. Apollia Desktop s'exécute sur votre machine, y stocke ses données, et ne nécessite pas de compte pour démarrer.

Quel fichier porte quel nom​

L'application s'appelle Apollia Desktop : c'est le nom que portent sa fenêtre, ses menus et cette documentation. Les fichiers qui l'installent, et ce qu'ils déposent sur le disque, portent encore le nom du moteur qu'elle embarque, Apollia OS.

Ce que vous voyezSon nom
L'application : fenêtre, menus, aideApollia Desktop
Les installeurs de la page de publicationApollia-OS_<version>_...
Le fichier de l'application sous macOSApollia OS.app
L'entrée du menu Démarrer et le dossier d'installation sous WindowsApollia OS
L'entrée du menu des applications et le dossier de ressources sous LinuxApollia OS, /usr/lib/Apollia OS/
La ligne de commande livrée à l'intérieurapollia-os

Plateformes prises en charge​

Trois plateformes sont prises en charge. Les installeurs sont publiés sur la page GitHub Releases du projet :

PlateformeInstalleurRemarques
macOS (Apple Silicon).dmgGatekeeper affiche un avertissement au premier lancement, sauf si la build est signée avec un Developer ID (voir ci-dessous).
Windows (x86-64).msi / .exeSmartScreen avertit quand la build ne porte pas de signature Authenticode (voir ci-dessous). Nécessite le runtime WebView2, préinstallé sur les versions récentes de Windows et téléchargé par l'installeur dans le cas contraire.
Linux (x86-64).AppImage / .debNécessite WebKitGTK, présent sur les distributions de bureau récentes.

Le confinement des outils n'est pas uniforme entre les trois, et cette différence n'est pas cosmétique : voir ce qui est confiné et ce qui ne l'est pas. Sur Windows, il n'y en a aucun.

Si l'installeur correspondant à votre plateforme n'est pas attaché à la release que vous consultez, compilez l'application depuis les sources avec Installer et exécuter le runtime, qui couvre la mise en route développeur sur les trois systèmes d'exploitation.

Téléchargement​

  1. Ouvrez la page des releases : https://github.com/Apollia-OS/apollia-os/releases.
  2. Choisissez la dernière release.
  3. Dans Assets, téléchargez le fichier correspondant à votre plateforme :
    • macOS : le .dmg
    • Windows : le .msi (ou l'installeur .exe)
    • Linux : le .AppImage ou le .deb

Les noms de fichiers portent le nom du produit avec une espace, exactement tels que le bundler les écrit :

PlateformeFichiers sur la page de release
macOS (Apple Silicon)Apollia-OS_0.3.0_aarch64.dmg
Linux (x86-64)Apollia-OS_0.3.0_amd64.AppImage, Apollia-OS_0.3.0_amd64.deb
Windows (x86-64)Apollia-OS_0.3.0_x64_en-US.msi, Apollia-OS_0.3.0_x64-setup.exe

Chaque release fournit également un fichier SHA256SUMS. Pour vérifier que votre téléchargement est intact, comparez son empreinte à ce fichier.

# macOS / Linux
shasum -a 256 <downloaded-file>
# Windows (PowerShell)
Get-FileHash .\<downloaded-file> -Algorithm SHA256

Chaque fichier publié porte aussi un paquet Sigstore (.cosign.bundle), qui réunit sa signature et son certificat de signature, produit par le pipeline de release avec cosign sans clé. Pour vérifier l'origine d'un téléchargement, et pas seulement son intégrité :

cosign verify-blob <file> \
--bundle <file>.cosign.bundle \
--certificate-oidc-issuer https://token.actions.githubusercontent.com \
--certificate-identity-regexp '^https://github.com/Apollia-OS/'

cosign est un outil séparé du projet Sigstore ; le runtime ne l'embarque pas, et apollia-os update ne vérifie que l'empreinte SHA256.

Installer et lancer​

macOS​

  1. Double-cliquez sur le .dmg téléchargé.
  2. Glissez Apollia OS, le nom que porte le fichier de l'application, dans le dossier Applications.
  3. Éjectez l'image disque, puis ouvrez-la depuis Applications ou Launchpad.

Une build macOS est signée et notarisée avec un Apple Developer ID lorsque le pipeline de release dispose des secrets de signature, et signée ad hoc dans le cas contraire. Si la vôtre est signée ad hoc, le premier lancement peut indiquer que l'application "ne peut pas être ouverte car le développeur ne peut pas être vérifié". Pour l'ouvrir malgré tout :

  • Faites un clic droit (ou Ctrl-clic) sur l'icône de l'application et choisissez Ouvrir, puis confirmez Ouvrir dans la boîte de dialogue. macOS mémorise ce choix pour les lancements suivants.

  • Si l'application reste bloquée, autorisez-la une fois depuis le Terminal :

    xattr -dr com.apple.quarantine "/Applications/Apollia OS.app"

Apollia Desktop nécessite macOS 13 (Ventura) ou une version plus récente. Les modèles au format GGUF tournent sur le moteur llama.cpp embarqué sur toutes les versions prises en charge ; les modèles au format MLX, servis par le moteur MLX que livre le bundle macOS, demandent macOS 14 ou plus récent.

Windows​

  1. Double-cliquez sur l'installeur .msi (ou .exe).
  2. Suivez les étapes de l'installeur, puis lancez l'application, sous l'entrée Apollia OS, depuis le menu Démarrer.

Windows SmartScreen peut avertir que l'éditeur n'est pas reconnu. L'installeur indique Apollia comme éditeur, mais SmartScreen vérifie une signature Authenticode, que la chaîne de publication n'appose que lorsqu'elle dispose du certificat de signature. Sur une build non signée, choisissez Plus d'infos, puis Exécuter quand même pour continuer.

L'application affiche son interface avec Microsoft Edge WebView2. Il est préinstallé sur les systèmes Windows 11 récents et les systèmes Windows 10 à jour. Là où il est absent, l'installeur le télécharge, ce qui nécessite alors une connexion réseau. Si l'application signale l'absence du runtime WebView2, installez le "Evergreen Bootstrapper" depuis la page de téléchargement du runtime WebView2 de Microsoft, puis relancez l'application.

Le bouton de fermeture de la fenêtre quitte l'application sur Windows, ce qui arrête le runtime ainsi que les processus d'inférence et de reconnaissance vocale en arrière-plan. L'icône de la zone de notification ouvre la fenêtre, montre les validations en attente et quitte ; elle ne masque pas la fenêtre en gardant le runtime actif, réduisez donc la fenêtre plutôt. Pour que les agents continuent sans aucune fenêtre, activez le mode développeur et utilisez l'interrupteur de Réglages > Développeur qui installe le runtime comme service de votre session. macOS fait exception : fermer une fenêtre laisse l'application résidente derrière l'icône de la barre de menus.

Linux​

Le .AppImage est portable et ne nécessite aucune installation. Son nom de fichier contient une espace, protégez-la par des guillemets :

chmod +x Apollia-OS_*.AppImage
./Apollia-OS_*.AppImage

Le .deb s'installe pour l'ensemble du système sur Debian et Ubuntu :

sudo apt install ./Apollia-OS_*.deb

Après avoir installé le .deb, lancez l'application, sous l'entrée Apollia OS, depuis le menu des applications de votre bureau. L'application repose sur le runtime système WebKitGTK ; sur un système minimal, installez libwebkit2gtk-4.1-0 si la fenêtre ne s'ouvre pas.

Premier lancement​

Au premier lancement, l'application crée son répertoire de données, ~/.apollia/, et ouvre une fenêtre de premier lancement. Elle compte sept étapes ; le haut de la fenêtre indique où vous en êtes, et Configurer plus tard, en haut à droite, la ferme à toute étape.

  1. Langue : français ou anglais. Tout ce qui suit cette étape s'y conforme.
  2. IA : où tourne l'IA de vos agents. C'est la seule étape que l'on ne peut pas passer.
    • Sur ce poste : Apollia liste les fichiers .gguf qu'il trouve déjà (dans ~/.apollia/models/, ~/Downloads/ et le dossier des modèles de LM Studio) et une liste de Modèles recommandés, dimensionnés pour votre machine. Un clic sur l'un d'eux lance son téléchargement ; vous pouvez poursuivre les étapes suivantes pendant qu'il arrive. Rechercher sur HuggingFace cherche un autre modèle.
    • Utiliser un serveur : l'adresse d'un serveur compatible OpenAI que votre organisation exploite ou que vous utilisez déjà (Ollama, vLLM, LM Studio, une passerelle LiteLLM), sa clé s'il en demande une, puis Tester et le modèle que vos agents utiliseront.
  3. Recherche, voix : deux modèles plus petits, facultatifs. L'un permet à vos agents de retrouver un document par son sens ; l'autre transcrit votre voix pour la dictée. Chacun est téléchargé ou importé depuis un fichier, puis essayé sur place.
  4. Qui je suis : le modèle choisi répond à une question, pour que vous le voyiez fonctionner, puis un court formulaire recueille ce que vos agents doivent savoir de vous. Chaque champ est facultatif.
  5. Premier agent : installer un paquet reçu (un fichier .apo), créer un agent en décrivant votre besoin en quelques phrases, ou partir d'un exemple proposé par Apollia. Cette étape peut être passée.
  6. Connexion : affichée seulement quand cet agent a besoin d'une connexion que vous n'avez pas encore, comme une boîte mail ou un dossier. Elle peut être passée.
  7. Première tâche : la fenêtre se ferme sur votre agent au travail, une conversation où son premier exemple est déjà écrit, ou, pour l'exemple qui qualifie des demandes, un lot sur un classeur d'exemple. Sans agent, c'est une conversation avec Apollia, l'agent intégré, qui s'ouvre.

Chaque étape est détaillée dans Configurer votre profil au premier lancement. Le parcours reprend là où vous l'avez laissé après un redémarrage, et il se rejoue depuis la Zone de danger de Réglages > Général.

Pour une inférence entièrement locale, téléchargez un modèle depuis l'application elle-même : le premier lancement le propose, et l'écran IA, Découvrir des modèles, fait de même par la suite. Déposer un fichier .gguf à la main dans ~/.apollia/models/ fonctionne aussi, avant ou après le premier lancement. Apollia choisit le moteur d'après le format du modèle : GGUF sur llama.cpp, MLX sur le moteur MLX des puces Apple Silicon.

L'interpréteur Python sur lequel tournent les agents​

Apollia est livré avec son propre Python 3.13, et c'est lui qui fait tourner les agents : rien n'a besoin d'être installé sur la machine, et aucun droit d'administrateur n'est requis. Les interpréteurs déjà présents sur la machine ne sont pas consultés, quelle que soit leur version.

Si votre environnement en exige un autre, nommez-le dans les réglages, sous Système > Matériel avec le mode développeur activé, ou dans apollia.toml :

[tools]
python_interpreter = "/opt/corp/python3.13/bin/python3"

Il est vérifié avant d'être accepté : il doit exister, démarrer, et être un Python 3.13, car la bibliothèque standard livrée avec Apollia ne peut pas être lue par une autre version mineure. S'il cesse ensuite de satisfaire à cela, après une mise à jour ou une désinstallation, l'interpréteur livré reprend la main et le journal dit pourquoi, plutôt que de laisser les outils de l'agent en échec.

La même clé s'écrit depuis un terminal, avec la même vérification :

apollia-os config set tools.python_interpreter /opt/corp/python3.13/bin/python3

Où l'application stocke vos données​

Tout ce que l'application conserve se trouve dans un unique répertoire de votre dossier personnel :

CheminContenu
~/.apollia/La racine des données de l'application, créée au premier lancement.
~/.apollia/apollia.tomlLe fichier de configuration, celui que toutes les surfaces lisent et écrivent.
~/.apollia/models/Les modèles locaux, téléchargés depuis l'application ou déposés là à la main.
~/.apollia/api-tokenLe jeton porteur pour l'API HTTP locale.

Rien ne quitte votre machine, sauf si vous déclarez explicitement un serveur ou ajoutez une connexion. Pour réinitialiser l'application à un état vierge, quittez-la et supprimez ~/.apollia/ (cela supprime vos agents, votre mémoire et votre configuration, alors sauvegardez d'abord ce dossier si vous y tenez).

Sur Windows, la racine des données est le dossier .apollia situé dans votre profil utilisateur (%USERPROFILE%\.apollia).

Depuis la 0.2.0-preview​

Les installeurs gardent le nom Apollia OS, donc la 0.3.0 remplace sur place une 0.2.0 installée : utilisez Installer et relancer dans l'application, ou lancez le nouvel installeur. Les bases de données de ~/.apollia sont migrées au premier démarrage de la 0.3.0, et la 0.2.0 refuse ensuite de les ouvrir : copiez d'abord le dossier si vous risquez de revenir en arrière. Ce qui change pour vous, et ce qu'il faut faire, se trouve dans Mettre à jour Apollia.

Prochaines étapes​