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Installer Apollia Desktop sur Windows

L'application s'appelle Apollia Desktop. Ses installeurs et les fichiers qu'ils déposent sur le disque portent encore le nom du moteur qu'elle embarque, Apollia OS : c'est le nom que vous lirez ci-dessous.

Chacun des fichiers ci-dessous est attaché à chaque publication sur la page de publication, https://github.com/Apollia-OS/apollia-os/releases.

  • Apollia-OS_<version>_x64_en-US.msi (recommandé) : installeur Windows standard avec entrées Démarrer + désinstallateur.
  • Apollia-OS_<version>_x64-setup.exe : l'installeur NSIS. Un seul fichier, et il installe au lieu de s'exécuter sur place : il enregistre un désinstallateur dans Paramètres > Applications, exactement comme le .msi.
  • apollia-os-windows-x86-cpu.zip et apollia-os-windows-x86-vulkan.zip : les deux bundles en ligne de commande, un par moteur, CPU ou Vulkan.

Pré-requis​

  • Windows 10 22H2 / Windows 11.
  • 4 Go de RAM libres minimum.
  • Pour l'inférence sur GPU : un pilote compatible Vulkan. Le moteur accéléré pour les cartes NVIDIA, que l'application propose après l'installation, demande le pilote NVIDIA 550+.
  • Pas besoin d'installer Visual C++ Redistributable : le CRT est statiquement embarqué.

Installation (MSI)​

  1. Téléchargez Apollia-OS_<version>_x64_en-US.msi.
  2. Double-cliquez, suivez l'assistant. Il affiche le nom du produit, l'éditeur (Apollia), la version et la double licence MIT / Apache-2.0.
  3. L'app apparaît dans le menu Démarrer.

La chaîne de publication ne signe les installeurs avec un certificat Authenticode que lorsqu'elle en dispose. Sur un installeur non signé, SmartScreen signale un éditeur inconnu : choisissez Informations complémentaires, puis Exécuter quand même.

Le pare-feu Windows demandera à autoriser apollia-os.exe, le moteur d'inférence llama-server.exe et apollia-runner-*.exe (reconnaissance vocale) au premier lancement : autorisez-les pour les réseaux privés (ces composants communiquent avec le daemon en loopback 127.0.0.1).

L'installeur télécharge le runtime WebView2 si votre machine ne l'a pas déjà : l'installation demande donc une connexion réseau sur une machine qui n'a jamais fait tourner d'application WebView2. Windows 11 à jour le fournit d'origine.

Installation (.exe)​

L'installeur NSIS demande pour qui se fait l'installation. Installer pour tous les utilisateurs la place dans C:\Program Files\Apollia OS\, au même endroit que le .msi. Installer pour moi uniquement ne demande aucun droit d'administrateur et la place sous votre profil utilisateur. Notez la destination que l'assistant vous montre : la vérification ci-dessous la lit.

Fermer l'application​

La croix de fermeture quitte Apollia sous Windows, comme pour n'importe quelle autre application Windows. Le runtime s'arrête avec elle, ainsi que les deux processus d'arrière-plan qu'il détient : le moteur d'inférence llama-server.exe et le runner de reconnaissance vocale apollia-runner-*.exe. macOS se comporte différemment, la fermeture d'une fenêtre n'y étant pas le même geste que quitter : l'app y reste résidente derrière l'icône de la barre de menus.

Quitter arrête toujours le moteur d'inférence, quelle que soit la surface utilisée : la croix, le menu de la zone de notification ou le menu de l'application. Rien ne reste à occuper de la mémoire vidéo ou un port loopback. Pour le vérifier, depuis PowerShell après avoir quitté :

Get-Process apollia-os, llama-server, apollia-runner-vulkan, apollia-runner-cpu -ErrorAction SilentlyContinue

La commande ne doit rien afficher.

Vous ne devriez jamais voir de fenêtre de terminal appartenant à Apollia. Les processus d'arrière-plan sont des programmes console, et ils sont lancés avec le drapeau Windows CREATE_NO_WINDOW pour qu'aucun n'ouvre sa propre console. Si une fenêtre de terminal apparaît malgré tout, c'est un défaut à signaler plutôt qu'une fenêtre à refermer à la main.

Vérification​

Depuis PowerShell. Le chemin ci-dessous est celui d'une installation pour tous les utilisateurs ; sur une installation .exe pour vous seul, remplacez-le par la destination que l'assistant vous a montrée.

& "C:\Program Files\Apollia OS\apollia-os.exe" --version
& "C:\Program Files\Apollia OS\apollia-os.exe" doctor

doctor passe huit vérifications : le répertoire de données, le fichier de configuration, les deux bases, le répertoire des modèles, Python, la posture de bac à sable et la socket du runtime. Il ne détecte pas votre GPU. La commande qui rapporte le matériel détecté est une autre, et elle a besoin du daemon démarré :

& "C:\Program Files\Apollia OS\apollia-os.exe" model hardware --json

Elle répond la RAM totale, le processeur et l'accélérateur détecté. Demandez --json : le rendu texte de cette commande n'affiche rien aujourd'hui.

Ce que Windows ne confine pas​

Sous Linux, un appel d'outil s'exécute dans des espaces de noms avec des limites de ressources. Sous Windows il n'y a aucun confinement : ni espaces de noms, ni limites de ressources, le mécanisme Unix n'ayant pas d'équivalent Windows et la fonction qui l'applique ne faisant rien sur cette plateforme. Un outil lancé par un agent a les mêmes droits sur votre machine que l'application elle-même.

Cela ne rend pas Windows inutilisable, et cela change ce que vous devriez déléguer. Les règles de permission et les demandes d'approbation s'appliquent toujours, et elles sont ici la seule barrière : traitez un « toujours autoriser » sous Windows comme une autorisation plus large que le même choix sous Linux.

Une conséquence pratique : bash_executor exige un shell POSIX dans le PATH, via Git Bash, WSL ou MSYS2, et échoue sans lui.

Accélération GPU​

Deux accélérations, et Windows y répond différemment.

L'inférence LLM locale tourne déjà sur le GPU. Les installeurs embarquent une compilation Vulkan du moteur llama-server ; le bundle en ligne de commande apollia-os-windows-x86-vulkan.zip porte la version Vulkan. Vulkan pilote indifféremment les cartes NVIDIA, AMD et Intel. Rien à installer et rien à régler : avec un pilote qui fonctionne, le moteur utilise la carte. Le bundle -cpu est celui à prendre sur une machine sans pilote graphique.

Une carte NVIDIA peut aller plus loin. Il y a un installeur par système, et aucun installeur à part pour les cartes NVIDIA. Quand l'application détecte une telle carte, son écran IA propose le moteur accéléré, Accélérer avec votre carte NVIDIA : un clic le télécharge avec les bibliothèques dont il a besoin, une fois sa signature vérifiée, et le prochain chargement d'un modèle l'utilise.

La dictée tourne aussi sur le GPU. La reconnaissance vocale tourne dans le sidecar apollia-runner, bâti sur whisper, et l'installateur en livre deux : apollia-runner-vulkan.exe, où whisper passe par Vulkan, et apollia-runner-cpu.exe. Le runtime choisit le premier pour une carte AMD ou Intel, et pour une carte NVIDIA sans CUDA 12 ; il ne retombe sur le processeur qu'en l'absence de chargeur Vulkan. Le bundle en ligne de commande apollia-os-windows-x86-vulkan.zip porte lui aussi le runner Vulkan.

Ce qui change sur Windows​

Windows est une plateforme supportée, mais trois points la distinguent des deux autres et méritent d'être connus avant de confier une tâche à un agent.

Aucun confinement des outils. Sur Linux, une commande lancée par un agent s'exécute dans des espaces de noms isolés et avec des limites de ressources ; sur macOS, avec des limites de ressources. Sur Windows, ni l'un ni l'autre : une commande lancée par un agent tourne avec exactement vos droits, sur vos fichiers, sans plafond de mémoire ni de temps processeur. La contrepartie pratique : ne faites tourner sur Windows que des agents dont vous avez lu le code, et gardez l'approbation manuelle active dans le chat.

L'outil shell exige un shell POSIX. bash_executor cherche un sh dans votre PATH. Sans Git Bash, WSL ou MSYS2 installé, tout agent qui utilise cet outil échoue. Les autres outils, fichiers, web et Python, fonctionnent normalement.

Un tube nommé à la place du socket Unix. Ailleurs, la ligne de commande joint le runtime par un socket Unix que le système de fichiers protège en 0600. Ce socket n'existe pas sous Windows : le runtime y sert un tube nommé, \\.\pipe\apollia-runtime-<utilisateur>, et la ligne de commande l'ouvre. Deux conséquences pour vous. L'option globale --socket est acceptée et ignorée : le nom du tube est dérivé de votre USERNAME, pas d'un chemin que vous choisissez. Et le tube est créé avec un descripteur de sécurité par défaut, plus faible que le 0600 du socket : ce qui protège le runtime ici est le jeton bearer de %USERPROFILE%\.apollia\api-token. Traitez ce fichier comme un mot de passe, tout compte capable de le lire peut piloter votre runtime.

Mettre à jour​

Voir Mettre à jour Apollia.

Désinstallation​

Paramètres > Applications > Apollia OS > Désinstaller, pour le .msi comme pour le .exe. Données utilisateur :

Remove-Item -Recurse "$env:USERPROFILE\.apollia"